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Archives des programmes

Programme 5, du 13 mars au 28 mai 1996

Éditorial

Le centenaire de la naissance d'André Breton, conjoint à la préoccupation majeure de ce programme (Poésie et Cinéma), imposaient à cet édito de saluer, même timidement, ce Grand Passant de ce siècle, un des rares qui aujourd'hui même témoigne encore d'un possible espoir pour «la Liberté, la Poésie, l'Amour».

«Dès qu'enfin l'Homme se regarde il sent la brisure du Monde»

Cette première phrase d'un texte publié par une revue de cinéma dans les années trente et qui m'était restée tout à fait en mémoire (peu d'articles sur le cinéma ont la force d'une telle «attaque» !) me semblait tout à fait convenir à cette évocation. Feuilletant donc quelques revues de ces années là, à la recherche de cette phrase, qui peut être exprimait, pour son auteur, ce que peut le cinéma pour l'homme qui «se regarde», je rencontre cette photo de Marie-Berte Max Ernst, interprète dans un petit film de l'époque ... Et je me souviens de Jean Aurenche dans «La suite à l'écran», séries d'entretiens publiés chez Actes Sud, nous confiant que sa soeur Marie-Berte, épouse à l'époque de Max Ernst, était la «Nadja» d'André Breton... Est ce là le visage de celle «aux yeux de fougère» ?

La poésie, lorsqu'elle «advient», au cinéma comme ailleurs, le fait toujours avec l'innocence, l'évidence et l'indécence de celle qui vous retrouve.

G.-C. M.

Cratère infos n°5 bis, du 15 au 28 mai 1996

Le printemps et ses séductions nous ont joué des tours ... (une Aphrodite imprévue !) Donc, pour ces deux semaines, un programme d'urgence, mais pas au rabais (voir ci-dessous). Une nouveauté : en plus des programmations habituelles (et des jours fériés), le Cratère, à partir de maintenant, vous reçoit le lundi soir et le mardi soir.

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