
Programme 13, du 28 mai au 1er juillet 1997
Éditorial
On aura remarqué (peut-être) l'irrégularité de cette présence éditoriale dans nos «Cratère Infos» qu'il ne faut pas attribuer aux seules nécessités de faire place aux films quand la programmation se fait plus abondante. C'est surtout que ce n'est pas le lieu d'une parole «obligée» ; et notamment, l'exercice qui consisterait chaque fois par nécessité à décliner de façon minimaliste quelques considérations générales, à enfiler quelques perleuses références sur quelques films en programmation ne nous tente guère. On n'a pas toujours quelque chose à dire et il faut au moins croire ( et tant pis si on se trompe) à la portée, même faible, d'une petite harmonique (pas forcément originale d'ailleurs) développée de «chez soi»...
Depuis Malraux qu'on répète ce leurre que le cinéma est un art et par ailleurs une industrie (ou le contraire !) on a pu, et plutôt confortablement, choisir le camp de l'art, de la culture, et se demander avec parfois même de coupables délectations métaphysiques : «qu'est-ce que le cinéma ?». Or la question essentielle n'est pas tant «qu'est-ce que le cinéma ?» mais «qu'est-ce qu'un film ? que peut-il ? que fait-il ?»... (loup, y es-tu ?)... Le cinéma, comme tous les autres moyens d'expression d'ailleurs, est d'abord un parti pris de communication sociale qui trace son parcours dans l'inévitable (à ce jour encore) jungle du marché (de la production à l'exploitation !) pour lequel il s'agit de faire rire, pleurer...etc...penser... mais à quel «prix» ? Et plutôt que d'opposer le divertissement à la culture (il y a aussi des plaisirs esthétiques !) opposons l'intelligence sensible à la bêtise (il y a aussi des cultures fascistes ou fascisantes ! ).
Au cinéma comme ailleurs la question fondamentale reste : «qui joue à quoi dans le tissu social ?». Et il y a au moins deux façons de construire ou renforcer le lien social : le durcir, le bétonner, l'unifier, le «fataliser» dans un consensus lisse et mensonger ou le révéler, l'élucider, le tisser dans ses contradictions et ses mé-tissages, affronter ses béances et ses gouffres , y aller de sa pierre. Marco Ferreri, qui vient de disparaître, était bien sûr de ce dernier camp. Voir ou revoir «Le futur est femme», au delà du salut à ce «communiste anarchiste» comme il se qualifiait lui-même, est l'occasion d'un coup d'oeil par dessus l'épaule, pas du tout superflu, sur certains questionnements des décennies antérieures. Il n'est pas non plus inutile qu'il vienne éventuellement corriger dans le sens d'une réactualisation de l'espoir, l'implacable constat de Jean Marboeuf qui y va de sa pierre dans son temps, notre présent... Mais... ce «Temps de chien»... c'est le «nôtre» ?
Les événements
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Fête du cinéma 1997
Du dimanche 29 juin au mardi 1er juillet 1997
Les 29, 30 juin et 1er juillet 1997, au cinéma Le Cratère.
Les films
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Infos et séances : Antonia et ses filles, de Marleen GorrisÀ la fin de la guerre, Antonia revient avec sa fille dans son village natal. Autour d'elles se forme, en quarante ans, une grande famille élargie, traversée par l'amour, la mort, le travail, la religion, la haine et la vengeance.
Séances passées
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Infos et séances : Basquiat, de Julian SchnabelEn 1981, Jean-Michel Basquiat, auteur de graffitis, devient l'artiste le plus célèbre, le plus controversé et le plus «glamour» au monde. À New-York, ses expositions sont très attendues et ses tableaux sont achetés par les collectionneurs et les musées. Chaque aspect de sa vie devient l'objet d'articles et de reportages dans les médias. Il est l'ami d'Andy Warhol...
Séances passées
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Infos et séances : Beko, de Nizamettin Ariç
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Infos et séances : Kes, de Ken Loach
Billy Casper, une douzaine d'années, grandit à Barnsley, ville minière du Yorkshire, entre une mère absente, un frère aîné qui le maltraite et une école hostile. Il recueille un jeune faucon, vole un traité de fauconnerie et se consacre entièrement à son dressage, au point de captiver sa classe le jour où un professeur l'invite à en parler.
Séances passées
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Infos et séances : Le comment et le pourquoi, de Ventura Pons
Le comment et le pourquoi, quinze tranches de vie, pleines de réalisme, d'humour, de sarcasme, d'ironie...qui se nourrissent de l'inspiration inclassifiable de Quin Monzo que le réalisateur et le scénariste restituent avec un réel bonheur au spectateur. Avec pour base un livre des plus originaux, écrit par l'un des auteurs les plus doués de la littérature catalane, une brillante «toile» de la vie en quinze tableaux. Avec beaucoup d'humilité, mais aussi avec du métier, Ventura Pons se met au service d'histoires qui, n'ayant aucun rapport entre elles, finissent par tisser une «toile» dont le dessin ultime représente les relations amoureuses, les désirs, la jalousie.
Séances passées
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Infos et séances : Le futur est femme, de Marco Ferreri
Anna et Gordon vivent ensemble mais ne veulent pas avoir d'enfants par peur d'un avenir apocalyptique. Ils rencontrent un soir Malvina, une jeune fille enceinte de six mois aux prises avec une bande de voyous. Anna la délivre de cette situation inconfortable et la présente à Gordon. Un amour naît entre ces trois personnages, tout à la fois affectueux, tendre et impétueux, déchirant. Mais le trio est une situation inconfortable et un jour Anna chasse Malvina avec l'aide de Gordon... L'image rayonne littéralement de beauté plastique. Le futur est femme est essentiellement un film d'acteurs. D'acteurs en état de grâce dont Marco Ferreri caresse longuement, langoureusement, les visages de sa caméra.
Séances passées
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Infos et séances : Level Five, de Chris Marker, rencontreLaura termine l'écriture d'un jeu vidéo consacré à la bataille d'Okinawa (île du Japon où les civils à l'annonce de la défaite se sont jetés par milliers du haut des falaises). En rencontrant par l'intermédiaire d'un mystérieux réseau parallèle à Internet des informateurs et même des témoins de la bataille, dont Nagisa Oshima, Laura accumule les pièces de la tragédie, jusqu'au moment où elles commencent à interférer avec sa propre vie....
Rencontre avec Gilles Méthel - lun. 2 juin 1997 · 20h30
Séances passées
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Infos et séances : Macadam tribu, de Zeka Laplaine
Chronique chaleureuse de la vie de quatre amis dans une grande ville d'Afrique, entre les filles, les bars et les salles de boxe.
Séances passées
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Infos et séances : Mondo, de Tony Gatlif
Mondo, jeune garçon solitaire venu de très loin, par-delà les montagnes et la mer, s'arrête dans une ville du Sud. Aux gens qui lui plaisent, il demande : « Voulez-vous m'adopter ? »
Séances passées
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Infos et séances : Nous sommes tous encore ici, d’Anne-Marie Miéville
Un film en trois parties. Deux femmes discutent un dialogue entre Socrate et Calliclès tiré du « Gorgias » de Platon, sur la loi du plus fort et l'injustice ; un comédien s'interroge sur la philosophie à partir d'un texte d'Hannah Arendt ; enfin un couple dialogue sur la nature de sa vie commune.
Séances passées
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Infos et séances : Temps de chien, de Jean Marbœuf
Engagée à l'essai dans une grande entreprise dont le petit monde régente la vie des employées, Agathe gravit un à un les échelons de la hiérarchie, jusqu'au poste de directrice.
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